L’étonnant Musée du Sport

Posté le 27/03/2015 à 18:30 par

En vue de la préparation de la Museum Week, premier événement culturel qui a lieu sur Twitter, j’ai été à la rencontre du Musée du Sport car figurez-vous que c’est l’unique institution publique de la ville de Nice à s’y être inscrit. Deuxième inscrit, la Villa Arson mais ce n’est point un musée mais un centre d’art et surtout une école !

Etant de retour sur la Côte d’Azur depuis 3 mois, je n’avais pas encore eu l’opportunité de m’y rendre. J’arrive donc au stade, face à cette immense architecture et je me demande un peu où je suis. Cela détonne avec mes visites habituelles, passant mon temps dans les musées et les galeries d’art contemporain. Mais Marcel et sa fontaine est d’une grande curiosité.

Je décide de consacrer la journée du vendredi à ce musée car le thème est celui de la famille. J’ai fait cela en trois temps :

  1. Première visite avec M. Fanari, Responsable Communication et Événementiel
  2. Deuxième visite en famille
  3. Puis, une après-midi de tweets le jour J et publication de ce billet !

Voici ce que j’apprends :

Le musée du Sport est le SEUL musée national du Sport.

Il était auparavant à Paris et a été inauguré à Nice au mois de juin 2014. La collection a été transportée dans 26 semi-remorques. Cela me rappelle le montage de la FIAC, le phasage des camions pour que chaque caisse atteigne son stand. Thomas Fanari résume le musée en une phrase, pertinente : « C’est un musée populaire qui s’adresse à tous, avec un rôle pédagogique fort : visites guidées, organisations d’anniversaires, de week-end évènementiel ou encore de rencontres avec des sportifs. »

Il contient 45 000 objets et 400 000 documents. Et tout cela est conservé comme il se doit dans l’enceinte même de ce dernier. L’avantage d’être tout neuf ! L’on passe d’un Vélocipède Grand-Bi (vers 1870) à la tenue de mousquetaire de Philippe Candeloro. Objets historiques, objets témoins des progrès technologiques, tous les défis (comme l’exposition temporaire) sont réunit ici. Mais ce n’est pas tout, j’y reviens en détail un peu plus bas.

J’ai donc été faire une visite en famille, voici les points principaux qui en sont ressortis pour cette génération Z : 13 ans / 11 ans / 8 ans. Quasiment la même expérience.

L’entrée les frappe grâce à la grande vitrine de torches. Les tablettes, les vidéos, tout ce qu’il y a d’interactif leur plait. Ils aiment évoquer les nouvelles technologies. C’est une référence pour eux. Cela l’est devenu en tous les cas. La prochaine exposition « Sport 2.0 » sera donc parfaite.

Ils apprécient également les vêtements des sportifs car ce sont les « vrais ». Le plus jeune me parle beaucoup des œuvres de Laurent Perbos. Il retient les noms et en invente d’autres : « L’arbre qui pleure, les Tic Tac ». Proposer une exposition dans un lieu où beaucoup d’enfants viennent change la donne, car ils ont envie de toucher et ils ne font pas forcément toujours attention à là où il marche. Les parents sont présents pour dire de faire attention certes, mais ne serait-ce pas une véritable liberté de permettre à ces enfants de toucher à tous. Si j’étais commissaire d’exposition, je proposerais une exposition composée uniquement de pénétrables…

Les parents sont surpris par la modernité du musée, sa scénographie, non ce n’est pas en effet un musée poussière, un musée relique ! À la vue du baby-foot géant, nous nous ruons vers lui sans nous poser la moindre question, enfants, parents, tante et oncle.

Conclusion : le baby-foot est un lien social fort, il est le jeu, il représente un sport et pas des moindres… À acheter d’urgence si vous souhaitez un peu plus de partage et de cohésion 😉

Alors Pourquoi participer à la Museum Week (MW) ?

Thomas Fanari m’explique les raisons. Le digital est très important pour cette institution publique, pour sa stratégie, afin d’avoir de nouvelles approches aussi bien avec le public qu’avec les autres musées. C’est une chance d’ouverture, de sortir du stade, une chance à saisir donc. Puis face à l’engouement de l’équipe en réponse à sa proposition d’y participer, impossible de reculer ! Cela permet aussi de développer leur présence sur les réseaux sociaux et c’est aussi une façon de s’intégrer dans le paysage muséal et d’asseoir tout doucement sa position.

Je comprends très vite que le musée propose une fois par an une exposition d’art contemporain en lien avec le monde du sport. Une carte blanche dans un espace précis du musée. Je tombe un peu des nues. Pourquoi cette proposition ? Car justement quand on pense « musée », on ne pense pas « sport » et inversement, alors ils ont été encore plus loin par le biais de cette démarche, afin d’attirer LES publics.

Avec le temps qui passe, M. Fanari m’explique les liens enter l’Art contemporain et le sport. Il se remémore un souvenir de montage d’expo, et me parle du défi, de la volonté de l’artiste, de sa préparation comme la préparation physique d’un sportif avant un match par exemple. J’ajoute l’égo, l’artiste et le sportif se rejoignent sur ce terrain 😉

Mais (car il y a toujours un mais !) je continue de gratter pour comprendre car j’aime bien comprendre moi. Je demande d’ou provient cette initiative, c’est celle de la Directrice – Marie Grasse – fervente amatrice d’art contemporain. Alors Marcel lui a demandé les artistes / œuvres qu’elle apprécie. Pour l’architecture : Le Corbusier, Oscar Niemeyer, Norman Foster, Frank Ghery. En peinture : Mark Rothko, Bram Van Veld, de Staël, mais aussi Robert Motherwell ou Soulages. En sculpture, Bernar Venet. En photo ou vidéo : Sophie Calle, Martin Parr, Bill Viola. Mais elle apprécie aussi le travail d’Annette Messenger, de Giuseppe Penone, de Claude Lévêque.

Du pain béni ! Ce « musée de la chaussette » (c’est pas moi qui l’ait dit !!!) pour Marcel et sa fontaine, un nouveau lieu qui propose des exposition d’art contemporain à visiter à Nice.

P A R T A G E O N S

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